Par: Dominique Georges
Le fait de
s’inquiéter est un mouvement inconscient de l’esprit
qui se projette dans le futur (« Je n’y arriverai jamais », «
Comment va-t-elle s’en sortir ? »…).
L’inquiétude est une activité continue de l’esprit qui
réside dans la négativité, la compulsion à penser
constamment.
L’inquiétude ne changera pas la situation, même si
l’esprit peut faire croire qu’elle est utile,
c’est faux.
Combien de fois nous sommes nous réveillés avec une inquiétude qui
nous a ensuite accompagné tout au long de la journée ?
Nous nous inquiétons pour nous et souvent pour les autres.
Exemple : Je suis inquiète car ma sœur vit une situation
difficile dans sa vie.
Une notion très importante : la notion de responsabilité.
Nous sommes responsables de nous-mêmes et seulement de nous ; nous
devons assumer les conséquences de ce que nous pensons, faisons,
disons. Nous sommes responsables de notre vie et non de celle des
autres, nous pouvons changer quelque chose pour nous et non changer
l’autre ou pour l’autre.
Donc, si je suis inquiète pour ma sœur, cela ne change rien
pour elle. Au contraire, je lui envoie une énergie encore plus
lourde. S’inquiéter pour l’autre ne le rassure pas mais
amplifie cette énergie d’inquiétude.
Si, au contraire, je me connecte à ce que je vis, au moment
présent, alors là, je peux demander à ma sœur si elle veut de
l’aide. Et l’action deviendra puissante et efficace
plutôt que défensive et négative.
Le plus grand des cadeaux que vous pouvez apporter à l’autre,
c’est justement de rester serein(e), d’être simplement
là, pour la personne. C’est difficile à mettre en place, mais
c’est vraiment une aide précieuse.
Accepter et accueillir ce que vivent les autres et ce que nous
vivons, arrêter de résister.
Pour nous : sortir de l’esprit pensant, pour éviter
d’amplifier le mal-être. Dès que nous sentons
l’inquiétude, posons-nous cette question : « Comment je me
sens ? », et nous verrons que l’intérieur de notre corps est
posé. Il ne faut pas attendre, même quelques minutes, car nous
sommes alors envahis par un mouvement intérieur désagréable que
nous avons plus de mal à gérer.
Devenons observateurs de nos émotions, de nos pensées, et nous
observerons des changements, des libérations très rapides.
Ce que nous combattons, nous le renforçons. Ce à quoi nous
résistons persiste.
Plus je résiste, plus ça persiste, plus j’accueille plus cela
se transforme.
Dominique Georges
Conseillère en relation humaine, Coach
Sa devise "Se Prendre Par La Main Pour Prendre Sa Vie en
Mains"
